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Requins à La Réunion

-une tragédie moderne-

le mythe d'une "dégradation environnementale" explicative des attaques

 La désinformation est la principale caractéristique de la crise requin à l'île de la Réunion, mais également partout ailleurs dans le monde.

 Tout le monde semble être d'accord sur une causalité entre dégradation environnementale et attaque de requin,et pourtant voici la vérité :

La Réunion est la seule région à afficher 100% de bonne qualité des eaux de baignade en 2011 dans le dernier « Rapport sur L’Etat de L’Environnement en France (REE) », p.71, Ministère de l’Ecologie du Développement Durable et de l'Énergie, 2014. Source de l'image ci-dessous : http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/publications/p/2101/1097/lenvironnement-france-edition-2014.html

 

Il n'est plus possible au XXIe siècle d'émettre la moindre hypothèse qui culpabiliserait la nature : dire que les attaques de requins seraient dues à une prolifération de requins n'est pas acceptable à une époque qui ne semble tolérer désormais plus que la chasse à l'homme.

 Pourtant, n'en déplaise à nos opposants, la principale cause des attaques de requins (pour l'ensemble des acteurs du terrain) est l'arrêt de la pêche aux requins bouledogues et tigres depuis plus d'une dizaine d'années, débouchant sur une prolifération inévitable (en l'absence de prédateur et/ou d'effort de pêche).

 Cette augmentation de la population des requins bouledogue tigre, consécutive à l'arrêt de la pêche et à leur protection, a été conjugué à nos caractéristiques environnementales constituant un biotope exceptionnel pour les requins côtiers.

 données pluviométriques
Extrait d'un document de présentation explicatif proposé lors des conférences

 

 Il y a d’ailleurs eu dès le début un amalgame malsain entre pollution et turbidité. Notre île possédant la moitié des records mondiaux en pluviométrie, nos fonds marins sont en permanence jonchés de sédiments qui rendent l’eau particulièrement trouble sur les trois quarts de notre pourtour littoral, excepté sur la zone littorale ouest, balnéaire et corallienne.

 Cette cause, qui pour nous est principale, est d'ailleurs de plus en plus admise par les scientifiques et spécialistes (en off bien sûr). Et c'est d'ailleurs cette caractéristique de turbidité complique considérablement la pratique des activités nautiques dans le cadre d'un risque raisonnable et acceptable.

 Mais voilà, comme il n'est pas politiquement correct de mettre en avant une cause d'origine naturelle nécessitant une action de l'homme à des fins de "rééquilibrage", "tout le monde" s'est très vite engouffrer dans l'argument de la "pollution, l'urbanisation, l'augmentation de la population etc."

 

 La pollution : l’argument-alibi, culpabilisateur idéal, exprimant l'idée d'une "fatalité impossible"

 Car ce sont les grands maux de nos sociétés modernes, l'homme prenant dorénavant un malin plaisir à l'autoflagellation plus qu'à l'étude rationnelle des faits... renforcée par le fait que beaucoup dissertent et émettent des hypothèses depuis l'autre bout de la planète...

 Ainsi, dès les premières attaques, la cause principale avancée par les plus grands spécialistes a été la pollution/urbanisation...

 Et bien évidemment, cette hypothèse explicative séduisante dans l'air du temps a recueilli un vif succès, à un point tel que nous sommes devenus vraisemblablement "l'île la plus polluée de la planète " dans l'imaginaire de tout ce qui cherche à comprendre les causes de la crise requin à l'île de la Réunion.

Remontons à 2011 :

Voici en photo dans le déroulé l'histoire de la construction du plus grand mensonge de la crise requin :

 1)  un premier article sur un blog national populaire évoque la pollution en juillet 2011)

 

2)  le plus grand spécialiste de la protection des requins (B. Seret, IRD) intervient dans les grands médias nationaux dès le 15 juillet 2011 pour évoque la "FAUTE HUMAINE" (exemple de "l'express" et de "sciences et avenir"

 

 

)

 3)  du coup, surfant sur l'air du temps, le programme de recherche CHARC à 800 000 €met en avant le "facteur humain" (pollution/urbanisation) comme cause principale SUPPOSÉE des attaques de requins (photo du Monde, octobre 2011).

 

 Nous retrouverons d’ailleurs cet axe en tant qu’élément déterminant explicatif des attaques dans les conclusions de ce même programme scientifique, et aussi dans son pendant, le documentaire de propagande scientifique « attaque de requin l’enquête ».

 Le tour est joué d'avance, et de façon DEFINITIVE !!! Comment lutter contre une représentation aussi séduisante/romantique s'inscrivant parfaitement dans "l'air du temps" misanthropique, puissamment ancrée car répétée de façon innombrable ???

 Depuis cet instant : "il n'y a plus de problème de requins à l'île de la Réunion il y en a jamais eu... "

 « Circulez, il n'y a rien à voir... c'est la pollution, Puisque l'on vous a dit que les requins sont innocents... »

  N'importe qui sur la planète qui souhaiterait comprendre les attaques de requins à l'île de la Réunion trouvera uniquement en explication scientifique "le facteur humain"...

 Pourtant la science a fait état d'un échec cuisant, et doit être rangé définitivement aux oubliettes comme l'indique le rapport d'évaluation initiale de ce même programme mené à la Réunion.

 Le mal est fait de toute façon et pour longtemps, si vous tapez "requin réunion pollution", vous trouverez une foule de liens en référence.

 

N'oublions pas qu'il suffit de répéter un mensonge 10 fois, et il deviendra une vérité...

 

Alors une question se pose : est-ce que la Réunion est effectivement une île parmi les plus polluées et les plus urbanisées de la planète ???

 Une simple démonstration de bon sens suffirait pourtant à faire prendre conscience du ridicule de cet argument : interview vaisette et  mon propos au préfet

 Passons à 2012 :

1)Un événement "marquant" pour les écolos romantiques aura été une coulée de boue à Saint Leu le 5 février 2012

 

 Précisons que les coulées de boue sont un phénomène qui se constate dans tous les pays du monde, et notamment à la réunion qui possède la moitié des records mondiaux en pluviométrie (voir ce lien)

2) Un "délestage" occasionnel d'une station d'épuration du nord de l'île (comme il en existe en France et partout dans le monde :( ) aura soulevé une vive polémique courant 2012 et apporta de façon inespérée de l'eau au moulin des pro-pollution.

 

3) deuxième événement, le réseau vétuste d'eaux usées de la ville de Saint Leu aura subi plusieurs casses au cours du premier semestre 2012, pointant du doigt la responsabilité supposée de cette commune.

 Et cet argumentaire était renforcé par le fait que plusieurs débordements d’égouts dus à un réseau vétuste et compliqué à rénover avaient été constatés au cours des mois précédents. La responsabilité de la mairie de Saint­Leu dans le « mauvais traite­ ment des eaux usées de sa commune, fruit d’une urbanisation non maîtrisée » fut avancée par nos opposants. Elle leur permettait de pointer du doigt son « appel à la pêche » qui, selon eux, ne visait qu’à masquer ses propres carences en matière de gestion des effluents.

 

 Pourtant, tous les travaux étaient engagés, et la bonne volonté du maire dans la résolution de ce problème était incontestable, sauf pour ceux qui n'hésitent pas à faire œuvre de mauvaise foi.

 Du coup, lorsque le les attaques de juillet et aout 2012 touchèrent la zone de trois bassins et de Saint-Leu, la responsabilité de cette commune fut directement mise en cause par les scientifiques et les défenseurs invétérés des requins.

 La très tristement célèbre présidente de l'O.N.G. la plus active dans cette crise s'exprimera même en décembre 2012 dans une émission télé en indiquant (avec un aplomb et une mauvaise foi sans égal) que lors de l'accident mortel d'Alexandre le 23 juillet 2012, "cela sentait la merde"...

 C'est qu'elle a le nez fin depuis ses bureaux parisiens... alors que nous-mêmes sur place, nous étions là pour constater qu'il n'en était rien.

  En tout cas, il n'aura pas eu besoin de plus pour que La Pollution devienne la cause principale définitive et incontournable de la crise requin

  A cause de tous ces "apprentis devins" du bout du monde, notre île a dorénavant une réputation bien ancrée, renforcée par les campagnes militantes des nouveaux justiciers de l'environnement locaux...tel "ban cochons" qui au-delà de louables intentions, ne fait que renforcer la stigmatisation d'un peuple dont tous les membres n'ont pas encore été sensibilisés à la nécessaire protection de l'environnement...

 

 Alors sommes-nous vraiment les plus gros cochons de la planète ?

 Faisons d'abord un petit tour dans les autres îles de l'océan Indien et l'Afrique du Sud

 

 

 Beurk,beurk... ils n'ont même pas de fosses septiques autonomes et encore moins de réseaux d'eaux usées collectifs pour la plupart...

 

Faisons un petit tour ensuite dans un pays proche de chez nous avec plus d'un milliard d'habitants : l'Inde

 Ce n’est vraiment pas joli avec 80 % des millions de mètres cubes d'eaux usées qui sont déversées quotidiennement dans les rivières et donc l'océan

 

 Nous ne parlons bien évidemment pas d'une de l'incroyable pollution industrielle qui connaît une croissance explosive et qui en a que faire de la dégradation de l'environnement...

 Notons au passage que l'argument de l'urbanisation effrénée, mise en avant dans les explications scientifiques, semble totalement occulter le fait qu'il s'agit d'un phénomène mondial : comme si l'Inde, l'Afrique du Sud, Maurice, Madagascar etc. n'ont pas connu d'explosion démographique ces 30 dernières années…

  Quoi qu'il en soit, sachant que les requins bouledogue et tigres sont présents dans toute cette zone de l'océan Indien, et sur la moitié de la planète d'ailleurs :

 Comment peut-on expliquer la crise requin par la pollution alors que ces requins sont présents dans de très nombreuses zones bien plus polluées sans attaquer les êtres humains ?

 Aucun des arguments de nos détracteurs ne résiste à l'analyse, puisqu'il s'agit purement et simplement de mensonges qui manquent totalement de mises en perspective honnêtes et réalistes !

 

 Enfin, finissons par un tour de table de la planète avec la carte des grandes (et vraies) "pollutions mondiales" : la pollution atmosphérique et la pollution des océans.

 

 

O surprise, ce sont tous ces pays qui nous montrent du doigt qui sont eux-mêmes les plus gros pollueurs de la planète : États-Unis, Europe etc.

 Peut-être ont-ils espoir de faire diversion en s'acharnant sur l'île de la Réunion ??

 En attendant, voici la vérité qui dérange à l'île de la Réunion :

 - nous avons une eau de baignade de qualité qui ferait rêver plus de la moitié de la planète !

 Et nous remettons ici le document de base qui prouve que :

la Réunion est la seule région à afficher 100% de bonne qualité des eaux de baignade en 2011 dans le dernier « Rapport sur L’Etat de L’Environnement en France (REE) », p.71, Ministère de l’Ecologie du Développement Durable et de l'Énergie, 2014. Source de l'image ci-dessous : http://www.statistiques.developpement- durable.gouv.fr/fileadmin/documents/Produits_editoriaux/Publications/References/2014/references- ree-2014.pdf

 

- nous avons investi près de 150 millions d'euros dans la mise aux normes des stations d'épuration ces 10 dernières années…

Conclusion ?

De toute évidence, sans nier une certaine réalité ou un certain retard dans les infrastructures ou les mentalités, l’argument de la pollution est complètement bidon s’agissant de l’île de la Réunion puisque partout ailleurs dans le monde c’est bien pire et dans des proportions sans mesure avec ce que nous pouvons constater ici.

Aucun pays ou île de la zone océan Indien, où sont présents les requins bouledogue et tigre, n'a réalisé de tels efforts et investissements de mise en conformité aux normes sanitaires. Et pourtant, aucun ne connaît notre dangerosité extrême.

Par ailleurs, s’il y avait la moindre corrélation entre pollution et attaques de requins, il y aurait des milliers, voire des dizaines de milliers de morts partout ailleurs dans le monde avant notre modeste caillou !!!